C’est quoi le foodporn ?

Cookies au cho­co­lat blanc et noix de pécan fon­dants, lasagnes fumantes et moz­za­rel­las dégou­li­nantes mais aus­si (et nous le ver­rons plus tard), tian de cour­gettes et cur­ry de len­tilles : la pro­fu­sion visuelle d’aliments a un nom : food­porn.

Si l’on devait don­ner au food­porn une défi­ni­tion, elle serait direc­te­ment liée à la pro­duc­tion de conte­nus visuels food, publiés par des inter­nautes ama­teurs, sur les réseaux sociaux.

Ce n’est pas du por­no, mais le food­porn s’en ins­pire en ce sens : une pro­fu­sion de visuels spec­ta­cu­laires, jouant sur la sur­abon­dance voire sur l’excès obs­cène, décu­plant ain­si les sens et exci­tant le désir et l’appétit.

 

le Food Porn et sa pratique

Presque plus popu­laire que les pho­tos de cha­tons sur inter­net, la nour­ri­ture est aujourd’hui le 3ème sujet pré­fé­ré sur les réseaux sociaux !

En 2015, 63% des 13–32 ans avaient déjà publié sur inter­net des pho­tos de nour­ri­ture. On dénombre d’ailleurs plus de 87,6 mil­lions de pho­tos tag­gées #Food, #Food­porn, #Yum­my, #Ins­ta­food.

Break­fast, Lunch et Diner : aucun moment n’échappe au #. Par­mi les plats « #food­porns­tar », on retrouve en tête le #cake, sui­vi de près par la #piz­za et l‘#icecream. Et cela va jusqu’aux plats les plus tra­di­tion­nels, tels que la #raclette ou le #magret­de­ca­nard. Les marques ont donc tout inté­rêt à se posi­tion­ner sur les # qui défi­nissent leurs offres.

Contrai­re­ment aux idées reçues, le food­porn ne s’applique par uni­que­ment aux conte­nus dégou­li­nants de gras. Voi­ci une pro­po­si­tion de seg­men­ta­tion :

Junk food : dégou­li­nant et calo­rique

Dude food : le plai­sir entre copains

Com­fort food : des plai­sirs presque régres­sifs, sou­vent sucrés

Naive food : des ali­ments naïfs presqu’enfantins

Art­food : des ingré­dients uti­li­sés comme sup­port d’une forme d’art

Heal­thy food : du beau avec du sain

Diet food : peu calo­rique mais appé­tis­sant

Raw food : le pro­duit brut mis dans un contexte valo­ri­sant

Recipe food : plu­sieurs ingré­dients com­par­ti­men­tés avant la créa­tion de la recette

Comment les marques peuvent-elles profiter de cette tendance et devenir des « foodpornstar » ?

Brand content

Tout se dit avec du food ! Aujourd’hui, nom­breux sont les conte­nus food repre­nant des thé­ma­tiques d’actualités et des mar­ron­niers.

Exemple avec l’affaire Pana­ma Papers détour­née par la marque Zoma­to en « Pana­ma Pep­pers » (https://www.facebook.com/zomato/photos/a.177110372315053.49060.170229159669841/1393506080675470/?type=3&theater), ou encore la publi­ci­té de McDonald’s pré­sen­tant son cor­net de frites en forme de sapin de Noël (http://adsoftheworld.com/media/print/mcdonalds_merry_christmas).

Media et vidéo

Des sites tels que Tas­ty offrent aux inter­nautes des conte­nus extrê­me­ment gour­mands, grâce à la vidéo. Avec plus de 50 mil­lions de fans, Tas­ty affiche des sta­tis­tiques impres­sion­nantes, sui­vi de près par plu­sieurs concur­rents inter­na­tio­naux tels que le fran­çais Démo­ti­va­teur Food (1,3 mil­lion d’abonnés), ou encore l’américain Om Nom Nom (3 mil­lions de fans). Face à ce suc­cès et à la grande visi­bi­li­té de ces conte­nus, les marques se posi­tionnent auprès de ces médias pour béné­fi­cier de cette expo­si­tion.

Publicité

Le phé­no­mène ne date pas d’aujourd’hui. En 1985, Nest­lé Des­sert dévoi­lait une publi­ci­té « très food­porn », avec une poire recou­verte d’un cho­co­lat dégou­li­nant. Une vidéo qui incarne le début de l’expression du food­porn, une ten­dance pour­sui­vie jusqu’à Marks & Spen­cer, qui la sublime depuis quelques années, dans une série de spots TV dédiés à cette thé­ma­tique. (http://www.marksandspencer.com/s/mands-tv)

Event

D’autres marques ont choi­si de pro­po­ser des évé­ne­ments food, en déve­lop­pant des ate­liers pour apprendre à la fois à pho­to­gra­phier les ali­ments et à les cui­si­ner.

« L’Expo qui va vous faire sali­ver » de McCain, par exemple. Les Food­porn par­ties sont éga­le­ment en vogue avec la NYC Fri­day Night, nuit où toutes les calo­ries sont per­mises, ou encore les Food Porn ses­sions, cours de cui­sine qui apprennent à cui­si­ner bon et beau.

Le foodporn appliqué aux supports marketing

Pack

Trans­pa­rence, mini­ma­lisme voire nudi­té : le pro­duit et rien d’autre. De nom­breuses marques reprennent ce prin­cipe sur les packa­gings.

Cer­taines marques ont même adap­té leurs packs pour les opti­mi­ser au for­mat Ins­ta­gram (cube trans­pa­rent aux dimen­sion appro­priées, visible de tous les côtés). A quand alors les conte­nus Ins­ta­gram pris par les usa­gers direc­te­ment sur les packs ?

Restaurants

Vitrines, tablette pour les menus, écrans. Les sup­ports sont nom­breux pour déve­lop­per du conte­nu food­porn et créer une expé­rience digi­tal food unique.

Les res­tau­rants sont aus­si obli­gés de s’adapter aux mœurs qui consistent à prendre son plat en pho­to. Plu­tôt que de l’interdire (comme dans cer­tains res­tau­rants alle­mands), il vaut mieux anti­ci­per et au contraire, aider les clients à subli­mer leur pho­to. Le sty­lisme culi­naire connaît un nou­vel essor et par­ti­cipe lar­ge­ment à pré­ser­ver la répu­ta­tion digi­tale des res­tau­ra­teurs.

Retail

On retrouve cette notion de food­porn dans le e-com­merce où cer­taines enseignes ont bien com­pris l’importance du visuel et des recettes pour orien­ter les achats et aug­men­ter le panier moyen du visi­teur.

 

Et les marques non food ?

La ten­dance food­porn ne se limite pas qu’aux marques food. Le carac­tère très enga­geant de ce type de conte­nu conduit cer­taines marques non ali­men­taires à valo­ri­ser leur offre grâce à des visuels food. On remar­que­ra par exemple dans le fil Face­book de AirBnb, l’apparition de plats typiques très appé­tis­sants pour faire la pro­mo­tion de telle ou telle des­ti­na­tion.

 

Pour finir, voici quelques conseils pour devenir une « FoodPorn Star » :

Conseil 1 : Votre # repré­sente votre iden­ti­fiant digi­tal, au même titre que votre marque l’est sur votre packa­ging.

Conseil 2 : Le dis­cours visuel et la vidéo en par­ti­cu­lier sont les moyens d’expression à pri­vi­lé­gier pour votre consom­ma­tion, vos conte­nus et pour opti­mi­ser la visi­bi­li­té ou les contacts avec vos pro­duits.

Conseil 3 : La crois­sance food fait émer­ger et valo­rise de nou­veaux par­te­naires, qu’ils soient influen­ceurs, ama­teurs ou pro­fes­sion­nels.

Conseil 4 : Le food consti­tue un lan­gage uni­ver­sel, sen­so­riel et émo­tion­nel qui offre de grandes oppor­tu­ni­tés de valo­ri­sa­tion et pro­mo­tion de la marque quelque soit la nature de ses pro­duits et de son champ d’action prin­ci­pal.

 

Alors, qui souhaite devenir une #foodpornstar ?

 

Voir aus­si Confé­rence : #Food­porns­tar, com­ment les marques peuvent-elles tirer par­ti du phé­no­mène Food­porn ?

2018-12-02T09:33:44+00:00mai 3rd, 2016|Categories: Non classé|0 Comments

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