INTRODUCTION :
LE PALAIS INFLUENT DES MILLÉNIALS

LES MILLÉNIALS ET LEUR POIDS SUR LES OPINIONS ALIMENTAIRES EN LIGNE

Dans les mar­chés occi­den­taux, les Mil­lé­nials génèrent une part impor­tante des conver­sa­tions en ligne.
Cette sur-repré­sen­ta­tion sur Face­book, Twit­ter et Ins­ta­gram atteste d’une autre ten­dance digi­tale : les Mil­lé­nials appré­cient par­ti­cu­liè­re­ment d’acheter en ligne, de par­ta­ger des cri­tiques et de lire les conseils de leurs pairs.

Les millénials et leur poids sur les opinions alimentaires en ligne

LA GÉNÉRATION DU « CHACUN SA MANIÈRE »

Les Mil­lé­nials consti­tuent un véri­table chal­lenge pour le sec­teur de l’alimentation, et leurs habi­tudes de consom­ma­tion ont ouvert la voie à de nou­velles ten­dances ali­men­taires.

Leur attrait pour des saveurs « mon­dia­li­sées » et leur soif de pro­duits per­son­na­li­sés adap­tés à des régimes spé­ci­fiques ont ins­pi­ré des évo­lu­tions signi­fi­ca­tives sur la confec­tion de den­rées ali­men­taires. De la même façon, les Mil­lé­nials sont sans doute la pre­mière géné­ra­tion à ne pas consi­dé­rer la viande, les pro­duits lai­tiers ou les œufs comme essen­tiels.

En outre, l’accroissement rapide de leur pou­voir d’achat a coïn­ci­dé avec l’émergence de nou­velles pré­oc­cu­pa­tions liées au bien-être ani­mal et à la pol­lu­tion plas­tique, mais éga­le­ment au déve­lop­pe­ment de solu­tions qui seraient à la fois béné­fiques pour la san­té humaine et pour la pla­nète.

CONJUGUER ET RE-DÉFINIR « COMMODITÉ » ET « VIE SAINE »

Deux concepts qui retiennent toute l’attention des Mil­lé­nials, et par consé­quent la réponse des fabri­cants, dès lors for­cés d’adapter leurs méthodes de pro­duc­tion et le choix de leurs ingré­dients afin de répondre aux attentes de ces consom­ma­teurs.

Les choix sains, autre­fois uni­que­ment concen­trés sur les calo­ries et la teneur en matière grasse, se sont pro­gres­si­ve­ment tour­nés vers des pro­duits bio et moins trans­for­més. De plus, les Mil­lé­nials ont modi­fié la manière d’acheter ces pro­duits avec la mon­tée des appro­vi­sion­ne­ments locaux, des épi­ce­ries haut de gamme et des ser­vices de livrai­son de repas.

Parce que le manque de temps et la diver­si­té des modes de vie n’impliquent pas qu’ils soient prêts à opter pour des solu­tions moins nutri­tives et de qua­li­té médiocre, les pro­duits prêts à consom­mer ne devraient pas faire l’impasse ni sur la san­té ou sur le goût, ni sur les pré­oc­cu­pa­tions envi­ron­ne­men­tales.

QUAND LA DEMANDE DIRIGE L’ÉVOLUTION DES PRODUITS

Les marques et les fabri­cants ont ali­gné leurs gammes et leurs pro­duits sur les attentes des Mil­lé­nials.

Les marques des sec­teurs de la consom­ma­tion « sur le pouce » et des plats cui­si­nés ont pivo­té rapi­de­ment pour inté­grer les dési­rs des consom­ma­teurs.

Sont inclus :
Des recettes ori­gi­nales, une quan­ti­té moindre d’ingrédients, des pro­duits bio, la mise en lumière de nutri­ments spé­ci­fiques, la visi­bi­li­té du conte­nu ali­men­taire, l’adaptation aux divers régimes (options sans glu­ten, végé­ta­riennes, véganes), des goûts et des com­po­sants d’origines pré­cises, la liber­té du mix and match, des choix de fabri­ca­tion éthiques (œufs fer­miers, options végé­tales, com­merce équi­table).

Quand la demande dirige l’évolution des produits

ILLUSTRATIONS SUR LES MARCHÉS DES SURGELÉS ET DES SNACKS

Les sec­teurs des ali­ments sur­ge­lés et les snacks s’illustrent par­ti­cu­liè­re­ment en termes d’innovations insuf­flées par les Mil­lé­nials.

Les deux caté­go­ries s’adaptent au besoin pour une com­mo­di­té accrue, avec de nom­breuses options prêtes à consom­mer pour ain­si prendre en compte le mode de vie actif de cer­tains Mil­lé­nials. Ces deux types de pré­pa­ra­tion doivent être en mesure de répondre aux pré­oc­cu­pa­tions cou­rantes sur le bien-être : les Mil­lé­nials s’attendent à ce que les pro­duits qu’ils achètent leur apportent les bien­faits adap­tés (nutri­ments appro­priés, « bonnes » graisses et « bons » sucres, super­foods). Ils exigent éga­le­ment une liste limi­tée d’ingrédients et réclament des options adap­tées à leur régime avec par­fois l’espoir qu’un snack ou qu’un plat cui­si­né répon­dra à lui seul à tous leurs besoins.

Les deux caté­go­ries pour­raient même être envi­sa­gées comme des options durables pour le futur de l’industrie ali­men­taire. Les solu­tions sur­ge­lées per­mettent aux ache­teurs de limi­ter le gas­pillage ali­men­taire tan­dis que l’industrie du sna­cking a com­men­cé à réduire l’utilisation d’options non durables (telles que l’huile de palme) et à pri­vi­lé­gier les ingré­dients de sai­son.

Illustrations sur les marchés des surgelés et des snacks