
[Article mis à jour le 16/01/2026.]
En communication, l’influence désigne l’action exercée par un individu sur un autre. Elle est intimement liée à la confiance accordée par l’influencé (appelé follower), à l’influenceur.
Historiquement, la notion de confiance est fondamentale dans la construction des stratégies de communication des marques. C’est elle qui permet de tisser le premier lien, qui, in fine, mènera à l’acte d’achat. Dans les années 2000, ce fil était tissé de manière directe entre la marque et le consommateur final, à grands coups de slogans publicitaires largement diffusés (spots radio, TV, campagnes d’affichage, etc.).
Depuis, ces messages frontaux ont perdu de leur pouvoir de conviction, et ont été progressivement remplacés par une communication plus complexe faisant appel à des intermédiaires, des relais d’opinion, des portes paroles : les influenceurs. Ainsi, la marque ne parle plus par elle-même et pour elle-même mais donne la parole à un tiers qui se fait alors prescripteur du produit ou du service en question.
Les marques alimentaires, early adopters des stratégies d’influence
Parmi les early adopters de cette nouvelle manière de communiquer, les marques alimentaires ou marques food arrivent en bonne place. L’alimentaire étant un sujet partagé spontanément sur les réseaux sociaux (307 millions de publications avec le #foodporn sur Instagram en 2025), elles y ont rapidement vu un potentiel énorme de visibilité qu’elles ont appris à exploiter !
En effet, le ciblage des influenceurs et la tonalité des contenus créés sont propres à chaque marque. L’influence food ne déroge pas à la règle. Elle ne s’invente pas et est au service d’une stratégie de communication plus globale pour les marques alimentaires.
Dès lors, est-il toujours pertinent de faire appel à un chef pour vanter les qualités gustatives d’un produit ? Dans quelle mesure peut-on communiquer le lifestyle qui gravite autour des marques food ? Faut-il recruter des influenceurs food avec une communauté importante ou se concentrer sur l’engagement de celle-ci ?
En d’autres termes, quel est l’impact d’une campagne d’influence food auprès des marques aujourd’hui et jusqu’où est-il possible d’aller pour toucher sa cible ?
Quelle place occupent les influenceurs dans le marketing d’influence food ?
Le recours aux célébrités, sportifs internationaux, ambassadeurs de marques : un classique du marketing d’influence
L’appel à des ambassadeurs et des égéries fait partie intégrante des stratégies de communication des marques depuis plusieurs années.
Le marketing d’influence, stratégie visant à l’origine à recourir à des personnalités pour promouvoir des marques et leurs produits, a connu un essor en 2007. Selon Adoscope de TNS Social Media Intelligence, les marques ont produit cette année là 4015 créations mettant en avant une personnalité.
Lors du lancement de Celebrities Consulting (Havas Madia), Maxime Hibon déclarait : « les célébrités sont devenues des réponses globales aux problématiques locales des marques ». Les marques misaient tout sur la visibilité des stars et leurs larges audiences. On se souvient par exemple de la campagne vidéo du groupe Ferrero pour Kinder Bueno avec Wilfried Tsonga.

Tsonga était devenu une icône du produit et globalement de la marque alimentaire Kinder. A tel point qu’une campagne digitale parodique dans laquelle il fait preuve d’autodérision avait été lancée sur YouTube en 2013.
La “starisation” était donc depuis ces années là un pilier de la stratégie de communication et de promotion des produits, largement reprise par les marques alimentaires dans leur stratégie d’influence food.
Mais le marketing d’influence est devenu plus spécifique depuis, et classe les influenceurs et créateurs de contenu selon 6 segments différents :
- Célébrités (+1M d’abonnés) : personnalités publiques avec une influence massive. On parle dorénavant de Celebrity Marketing.
- Top influenceurs (400K – 1M) : créateurs très connus, mais avec un engagement plus faible.
- Macro influenceurs (100K – 400K) : experts reconnus dans un domaine précis.
- Middle influenceurs (20K – 100K) : des profils à mi-chemin entre visibilité et engagement.
- Micro influenceurs (3K – 20K) : des profils très authentiques et proches de leur communauté.
- Nano influenceurs (-3K) : des profils captant une audience réduite, mais la connexion est très forte avec leurs abonnés.
Dans le secteur de la food, les stratégies traditionnelles ont fini par s’éffriter
Dans la stratégie traditionnelle, l’une des pratiques habituelles est de faire appel à un chef cuisinier qui se fait « caution » de la qualité des produits. Joël Robuchon pour FLEURY MICHON, Michel Sarran pour la SNCF, Jean Imbert pour CARREFOUR, etc. Mais le manque de cohérence de certaines de ces opérations entame parfois la crédibilité des marques.
Quand par exemple, un chef triplement étoilé vante les qualités gustatives d’un plat préparé, le décalage est trop important, au point que le consommateur puisse se sentir trompé. Ci-dessous, le commentaire d’une internaute sous une publication Facebook de Carrefour est sans appel.

Si un chef devient ambassadeur pour plusieurs marques alimentaires à la fois, on perd toute forme d’authenticité. Il ne faut alors pas confondre, « talent culinaire » et « potentiel d’influence ». Aussi doués soient certains chefs, leur écho médiatique ne font pas toujours d’eux des relais intéressants pour les marques alimentaires.
Finalement, au-delà des influenceurs food capables de toucher une audience spécifique, parfois même très ciblée, il est essentiel d’être vigilant à la qualité du contenu créé, comme vu dans cet exemple assez significatif.
KELLOGG’S a par exemple su jouer l’originalité en co-créant intégralement une nouvelle gamme de céréales avec le chef cuisinier Guillaume Sanchez. A l’arrivée, une série de mini-épisodes d’une minute, simples et concis, révélant une démarche de création culinaire originale, participative, autour des céréales.
L’émergence de la notion d’influenceur : une nouvelle approche des réseaux sociaux
Avec l’émergence et la démocratisation des réseaux sociaux, notamment Instagram, les internautes se tournent de plus en plus vers des figures thématiques qui leurs ressemblent, dont ils se sentent proches et qui leurs inspirent confiance : les influenceurs.
Sur les réseaux sociaux, ils ont la cote puisque 1 internaute sur 3 suit au moins un influenceur sur les réseaux sociaux, selon Cision.
Aujourd’hui, la promotion de produits sur les réseaux sociaux est indissociable d’un véritable contact avec les clients et prospects. Les consommateurs font désormais confiance aux autres consommateurs pour finaliser leurs achats. 88% des internautes préfèrent lire les avis clients avant d’acheter des produits, tandis que 68% sont prêt à faire confiance à tout avis qui soit, même s’ils ne connaissent véritablement pas leur auteur.
Il y a donc une complicité notable entre influenceurs et abonnés qui se traduit par une corrélation forte entre les produits portés par les influenceurs et les intentions d’achat des consommateurs finaux.
Par exemple dans ce post, la micro influenceuse food Pauline (“lananasblonde”, compte Instagram) promeut les cannelés de la chambre d’hôte “Sous la tonnelle”. Un rapide aperçu des commentaires témoigne parfaitement de la proximité que cette influenceuse instagram entretient avec ses abonnés : ces derniers n’hésitent pas à lui parler d’eux et lui donner des bons plans.

C’est ce qui rend également ces communautés de micro et de nano influenceurs promptes à la conversion. 75% des internautes qui suivent des influenceurs marketing ont déjà acheté un produit après avoir lu un contenu publié sur une plateforme de réseau social.
En 2017 déjà, 59% des marketeurs avaient pris la décision d’augmenter leur budget destiné aux partenariats avec les influenceurs. Près de 10 ans plus tard, le marché mondial du marketing d’influence devrait atteindre les 40 milliards de dollars, en 2026.
L’influence marketing est donc un marché plus que florissant incitant les marques à l’intégrer dans leurs stratégies de communication. Il touche de nombreux secteurs dont l’alimentaire, où l’innovation en matière d’influence food est en perpétuelle renouvellement.
L’ère où les consommateurs se fiaient sans hésitation aux célébrités est révolue. L’authenticité et la sincérité des influenceurs aux petites communautés (les nano influenceurs), priment sur les auras de stars et leurs larges audiences, affichant généralement un meilleur taux d’engagement.
Comment construire une stratégie d’influence food ?
En 2026, l’authenticité est incontournable pour fédérer sur les réseaux sociaux. C’est une valeur évidemment recherchée par leurs utilisateurs, prônée depuis longtemps par fondateurs des réseaux sociaux.
En témoigne cette publication Facebook de 2018 de Mark Zuckerberg qui avait modifié à l’époque l’algorithme en ce sens. Il avait en effet annoncé vouloir prioriser les “actions qui ont du sens”, à savoir les interactions entre amis et famille, au détriment des marques. Ce signal fort envoyé par la plateforme à l’encontre des marques, impliquait déjà un repositionnement dans les stratégies Social Media.
Il ne suffit pas de faire appel à des internautes connus sur le web avec un nombre d’abonnés élevé. Il faut cibler plus finement son audience et donc les réseaux sociaux sur lesquels communiquer. La nature et le forme des messages que l’on souhaite véhiculer, et leur résonance grâce aux collaborations avec des micro et des nano influenceurs, sont fondamentales.
Travailler avec des micro et des nano influenceurs food
Qu’est-ce qu’un micro et un nano influenceur ? Le marketing d’influence a son jargon bien à lui, c’est vrai. Mais derrière ces deux termes, rien de bien sorcier.
Le nano et le micro influenceur ont de nombreux points communs à plusieurs égards. Mais les seules distinctions se font au niveau de leur nombre d’abonnés et leurs attentes économiques.
Les micro influenceurs food
Le micro influenceur comptabilise en moyenne entre 3k et 20k abonnés et s’attend donc, en promouvant une marque, à une rémunération. On peut citer la blogueuse food Priya Lakshminarayan (“cookilicious” sur Instagram), une influenceuse food indienne basée à Orlando et spécialisée dans la cuisine vegan, qui à l’époque partageait des clichés de ses recettes à ses quelques 3k abonnés, mentionnant parfois la marque et les ingrédients qu’elle utilisait.
Dans ce post instagram où elle mentionnait la marque alimentaire Idaho Potatoes, elle présente sa propre version vegan du plat traditionnel Aloo Roganjosh où la viande a été remplacée par des pommes de terre.

Les nano influenceurs food
Le nano influenceur comptabilise moins de 3K abonnés et est en théorie assez peu guidé par le fait de monétiser son activité. Il est avant tout motivé par la passion du sujet dont il traite dans ses différentes publications et de l’attachement qu’il peut éprouver pour certaines marques qu’il affectionne. Sa stratégie de communication repose donc sur son étroite proximité avec sa communauté et sur un bouche-à-oreille très efficace.
Ce fut le cas de l’influenceuse food “littlelupiana”, qui a l’époque où Dupont Lewis l’avais repérée, ne comptait que 687 abonnés. Elle partage toujours aujourd’hui de véritables tranches de vie en postant régulièrement des photos de ses propres repas. Elle y mentionne assez simplement les marques qui y sont associées, comme ici Danone.

Ce qu’il faut retenir ici c’est que nous sommes tous des nano influenceurs potentiels. Tout un chacun peut promouvoir un jour ou l’autre à son échelle un produit sur les réseaux sociaux. Sachant que chaque internaute a en moyenne huit personnes de son entourage susceptibles de générer de l’engagement en retour.
En matière de gastronomie et d’influence food, chaque individu connecté aux réseaux sociaux a les opportunités potentielles pour prendre la parole sur ce thème. L’équation devient alors relativement simple pour les marques food qui souhaiteraient s’implanter sur les réseaux sociaux, aux vues de l’immense champ de possibilités véhiculé par la masse collective.
Collaborer avec un influenceur food : comment cela se passe ?
Définir une ligne éditoriale en lien avec le profil de l’influenceur
L’une des forces chez Dupont Lewis est la création de collaboration avec des nano-influenceurs, puisque que de nombreux cas clients nous ont amené à développer cette expertise avec le temps.
En premier lieu, il faut créer une charte de contenu avec votre nano influenceur. La collaboration entre la marque et l’influenceur doit reposer sur une ligne éditoriale cohérente, qui permettra de présenter les facettes de la marque et de définir un angle de communication.
La spécificité des nano influenceurs est la liberté dans l’exécution. Certains n’hésitent pas à partager leur univers et à laisser libre court à leur créativité. A tel point que les nano influenceurs sont parfois appelés les “creators” aux Etats-Unis. Comme dit Arthur Kaanas de l’agence heaven : “Avant, on allait chercher les influenceurs pour leur avis, au format écrit (blog). Maintenant, on essaie de s’insérer dans leur ligne éditoriale”.
Chacun a son propre style et son histoire particulière, qui vont contribuer fortement à la réussite d’une campagne d’influence. En se démarquant par leur singularité, ils attirent tous ceux qui se lassent des contenus conventionnels postés par les macro et méga influenceurs, grâce à un ton vrai et authentique.
On se rappelle de Philippine Yanni Collins (“yourgalyanni”), qui en influence food avait consacré un triptyque de photos Instagram autour des briques de lait Nestlé.

Quoi de mieux finalement que de présenter de façon originale et créative une marque alimentaire ?
Bien que la série de photos ne soit pas issue d’un shooting professionnel, Yanni avait inséré la promotion du produit dans sa ligne éditoriale, déjantée et colorée. L’influenceuse avait taggé Nigel Wen, un ami photographe, ce qui donné à cette collaboration une dimension spontanée et franche, renforçant l’authenticité du projet.
Une collaboration stratégique entre une marque alimentaire et un nano influenceur, peut laisser place à des créations valorisantes pour les deux parties. L’essentiel pour la marque étant de trouver le meilleur angle d’approche pour venir s’insérer dans la ligne éditoriale du nano influenceur.
S’approprier les codes et les messages de l’influence food
Pour les marques alimentaires, les messages de l’influence food portent principalement sur deux sujets :
- La première stratégie consiste à mettre en avant les qualités intrinsèques du produit (la présentation, le goût, les saveurs, les apports nutritionnels, etc.). C’est une forme de communication sans détour. Néanmoins, du point de vue de l’influenceur food, sa crédibilité reposant sur la subtilité du message passé, une mise en avant trop directe d’une marque food pourrait s’avérer contre-productive. Prudence, donc !
- La seconde stratégie est davantage orientée marque et ouvre le dialogue sur des sujets transverses : le sourcing produits, les fournisseurs locaux, l’engagement pour une agriculture durable, la transparence, le recyclage des emballages alimentaires, le soutien de causes humanitaires, etc. Le message est certes plus dilué mais participe au rayonnement global de l’image de la marque.
On retrouve cette mécanique d’influence « hors produit » dans la campagne #cestmoiquifabrique menée par NESTLE à l’époque. Le géant suisse de l’alimentaire avait ouvert les portes de ses sites de production à des influenceurs food.
Pour Pierre-Alexandre Teulié, directeur de la communication externe de NESTLE, l’objectif de cette opération était clair : « Il y a un moment où la seule communication produit ne permet pas de montrer ses engagements au global. Il est important que le groupe monte au créneau et explique tout ce qu’il fait, du champ jusqu’à l’assiette. »
Dans le marketing d’influence food, le choix de l’une de ces deux stratégies sera évidemment propre à chaque marque alimentaire. Il dépendra du produit, des canaux utilisés et surtout des directions stratégiques envisagées.

Construire une relation de confiance
Le prérequis pour construire un message qui inspire confiance est d’établir une relation de confiance avec les influenceurs. Plus la relation est vraie, simple, transparente, plus les contenus diffusés seront qualitatifs.
Pour y parvenir, le processus d’implication est déterminant. La prise de contact doit être personnalisée et la marque doit présenter à ses influenceurs, au-delà du produit, les tenants et les aboutissants du projet d’influence. La base d’influenceurs d’une marque devient alors un cercle d’amis, qu’il faut traiter comme tels !
En interne, au sein de la marque ou de l’agence, on retrouve la même exigence d’implication du côté des équipes. Ces dernières doivent être aux petits soins pour ces nouveaux « ambassadeurs », ouvrir leurs portes et les accueillir, comme des collègues à part entière.
L’authenticité et la spontanéité des contenus naissent de la liberté laissée à l’influenceur de s’exprimer librement. Le style, la pâte, la griffe de l’influenceur ne doit pas disparaître derrière le produit à promouvoir.
Au contraire il doit venir le mettre en lumière. Pour cela, la marque doit proposer des collaborations sur des sujets qui entrent dans le spectre des influenceurs. C’est à cette condition qu’une collaboration devient possible et que la stratégie d’influence prend tout son sens !
A titre d’exemple, VEUVE CLICQUOT s’est rapprochée de l’influenceuse “laurenswells”. Jeune maman, elle partage sur son compte Instagram des instants de vie pris sur le vif, un lifestyle épicurien et des voyages autour du monde. Parfait, donc, pour cette illustre marque de champagne qui doit ses lettres de noblesse à une femme qui s’adresse à un public aisé et qui se veut international.

Comment trouver l’influenceur food idéal ?
Trouver l’influenceur taillé pour votre marque nécessite la validation de certains critères, indispensable à la marque et ses produits.
L’audience de l’influenceur
L’audience d’un influenceur est certainement le critère sur lequel vous vous arrêterez en premier.
Le nombre de followers va donc avoir un impact sur le choix de l’influenceur. Cependant, il faudra rester vigilant et arbitrer le plus objectivement possible entre un influenceur doté d’une large communauté mais peut-être attentiste, et un influenceur offrant une communauté plus resserrée mais nettement plus engagée avec celui-ci. Dans le cadre d’une campagne de marketing d’influence food, il est généralement attendue une bonne réactivité, même pour une audience relativement faible.
Son niveau d’expérience
L’expérience de l’influenceur vers lequel vous vous tournerez va avoir son importance, ne serait-ce que par la place qu’il occupera au sein de votre stratégie d’influence et la nature des messages qu’il véhiculera.
Ce critère se jauge une fois au contact de votre influenceur et dans le temps, mais il peut déjà également être évalué en analysant ses publications passées. Quel(s) ton(s) emploi-t-il ? A-t-il pour habitude d’intégrer une bonne dose de subtilité dans ses posts ou est-il plutôt direct et sans détour ? Délivre-t-il systématiquement des contenus travaillés et de qualités ? Quelle est sa part de créativité ?
L’analyse de l’expérience d’un influenceur passe également par les supports qu’il anime en dehors des plateformes de réseaux sociaux. Une stratégie d’influence food aurait toutes les raisons d’intégrer Virginie Fouquet à son plan par exemple. Photographe, styliste, créatrice culinaire, influenceuse, elle cultive surtout un blog food hyper puissant en dehors de la sphère social media. Elle y publie depuis nombreuses années des milliers d’articles et bénéfice d’une audience et d’un trafic organique lui donnant une autorité conséquente sur les moteurs de recherche.
En d’autres termes, il faut être capable de percevoir le potentiel de l’influenceur là où il est actif et estimer si vous serez en mesure d’intégrer votre marque au sein de sa ligne éditoriale.
Le taux d’engagement de l’influenceur
Le taux d’engagement est un facteur clé pour évaluer l’impact potentiel d’un influenceur.
Un influenceur aura beau avoir des dizaines de milliers de followers, s’ils n’interagissent pas avec ses publications, il est fort probable que le relai de communication par les marques ne fasse pas.
En 2026, le nombre de followers ne détermine plus vraiment le choix d’un influenceur, mais plutôt le dynamisme et la capacité de sa communauté à se mobiliser. Lorsque vous recherchez un influenceur pour une collaboration durable, ne vous limitez pas à son nombre de followers ou de lecteurs. Regardez avant tout si sa communauté est engagée.
Trouver son influenceur food via des outils de social data
Trouver le bon nano influenceur peut devenir une véritable épreuve. Mais il existe des méthodes et des outils pour vous y aider.
La première méthode est de chercher manuellement votre “rising star”.
Ecumez les réseaux sociaux et identifiez les fans qui cumulent un bon taux d’engagement parmi les followers de votre marque. Dans ce cas de figure, il convient de privilégier l’engagement de l’individu plutôt que la portée de ses publications ou de ses actions sociales (nombre d’impressions, likes, etc.). Pour analyser cela, scrutez leurs publications, naviguez via les hashtags, concentrez-vous sur des zones géographiques bien définies et cernez leurs univers. Une technique longue mais qui peut révéler des profils avec un fort potentiel d’alignement avec votre marque.
La deuxième méthode est de trouver des influenceurs food à l’aide d’outil basé sur la social data, comme Meltwater, par exemple. Grâce à des KPI extrait des profils social média, vous pouvez avoir un aperçu des influenceurs qui parlent de votre marque et génère de l’engagement. Ce type d’outil permet de voir avec précision quels produits de votre marque sont mis en scène, si ils sont associés à d’autres produits et de quelle manière.
C’est ainsi que vous pouvez sélectionner les nano influenceurs présentant le plus de potentiel en vous basant sur leur univers et leur façon de présenter des produits, dans l’optique de les contacter pour leur proposer un partenariat.

Le marketing d’influence se renouvelle perpétuellement, en particulier dans le secteur de l’industrie alimentaire qui génère un volume important d’interactions et de conversations sur les réseaux sociaux.
Au règne des grandes “stars” d’Instagram aux millions d’abonnés et aux publications soignées succédé l’ère des influenceurs authentiques, proches de leur communauté, spontanés et inspirant bien plus confiance que les influenceurs traditionnels. Les marques l’ont bien compris, et nombreuses sont celles qui depuis, ont su percer les secrets d’une campagne efficace, adaptée aux besoins changeants des consommateurs.

